A quoi sert la BCE?

Depuis la campagne présidentielle et l’affaire EADS on entend énormément parler de la Banque Centrale Européenne (BCE).

Elle ne fait rien pour faire baisser l’euro, elle empêche la croissance, il faut la remettre sous contrôle politique, etc. Mais si vous êtes comme moi vous dite « Oui, oui, mais a quoi ça sert la BCE? ». Et en lisant un excellent article d’alternative économique (numéro 258) je suis enfin tombé sur une synthèse très simple qui explique sont fonctionnement. Je l’ai utilise pour ecrire un article accesible a tous.

 

La BCE gouverne la politique monétaire. Elle à en Europe pour principale (et unique) mission d’obtenir la stabilité des prix (lutte contre l’inflation). Dans d’autres pays comme les États-Unies la banque centrale peut aussi favoriser la croissance et le plein-emplois.

La lutte contre l’inflation se fait en restreignant la quantité de monnaie en circulation. La monnaie est principalement constitué des soldes bancaire positifs sur divers type de comptes, les pièces et billets représentant moins de 5% de la monnaie (au sens large) en circulation. Ces soldes résultant des prêts bancaire, suivis de migration de compte à compte.

Pour réduire la quantité de monnaie il faut donc limiter le nombre de prêts offerts par les banques. Pour cela, la BCE s’appuie sur la nécessité, pour les établissement bancaire qui prêtent de l’argent, de disposer d’une partie de la somme en billet, pour faire face aux demande de la clientèle. Or les banques peuvent créer de la monnaie mais seulement de la monnaie scripturale (écrite dans les registres des banques) et non des billets (monnaie fiduciaire) que seule la BCE à le droit d’émettre en Europe. Les banques vont donc échanger des actifs financier contre des billets, moyennant le paiement d’un taux d’intérêt. Or la BCE est le principale fournisseur sur le marché. Elle contrôle donc le « prix » des billets.

Lorsque le taux de la BCE augmente, les prêts coûtent plus chère aux banque qui répercutent le coûts aux clients. La quantité de monnaie en circulation a tendance à ce réduire, ce qui limite l’inflation.

Du moins en théorie!

Mais comment peut elle favoriser la croissance?

Les économistes keynésiens partent de l’idée que des taux d’intérêt moins élevés et des liquidité plus abondante favorisent l’investissement, donc la croissance, lorsque l’économie n’est pas déjà au plein emploi. Mais d’autres économistes répondent que ce n’est vrais qu’à très court terme. Très rapidement, selon eux, les agents se rendent compte que l’augmentation des revenues est absorbé par la hausse des prix. La monnaie serait donc « neutre ».

Il y a donc un débat entre les économistes qui disent que la banque centrale ne doit s’occuper que de l’inflation et ceux qui disent qu’elle doit aussi s’occuper de la croissance. Aujourd’hui, les statuts de la BCE (totalement indépendante du pouvoir politique) ont pour seul mission explicite de lutter contre l’inflation. La Fed (banque centrale américaine) poursuit elle un but mixte entre lutte contre l’inflation et croissance.

Et le cours de l’euro?

Le taux de change influe directement sur l’inflation. En effet, quand le dollar baisse face à l’euro, le pétrole deviens plus économique et les importation aussi. Cependant, le taux de change influe aussi sur la croissance. Car une augmentation de la monnaie pénalise les production interne aussi bien à l’exportation (ils deviennent plus chère) que sur le marché intérieur (les importations coûtes moins chère).

La BCE peut influencer le taux de change en achetant ou vendant des devises étrangère. Cependant, les transactions quotidienne atteignent des sommes colossale que les banques centrale auraient du mal à contrôler. Mais certains pays comme la Chine, le Japon ou les États-Unis utilisent (ou on utilisés) cette arme pendant longtemps pour doper leurs exportations.

Il me paraît évident que la BCE possède de nombreuses contrainte qui l’empêche aujourd’hui de faire autre chose que d’assurer la stabilité des prix. En effet, des pays comme la France, l’Italie, l’Irlande, l’Allemagne ou la Pologne n’ont pas les même besoins économique. L’Europe politique est encore énormément bloqué et il me paraît donc difficile de mettre en place un vrais gouvernement économique. Mais impossible n’est pas Européen et seul une véritable ambition pourra remettre l’Europe sur les rails!

PS. Cette article ne parlait pas de l’influence du taux directeur de la BCE sur le taux de change de l’euro. Si quelqu’un pouvait me renseigner…