Airbus supprime 10 000 emplois dont 4300 en France.

Publié le : 01 décembre 20203 mins de lecture

Ce plan de restructuration n’était pas une fatalité. Il aurait été possible de faire autrement. Cette véritable purge est inacceptables pour les salariés, comme pour l’avenir de l’entreprise, qui y perdra une partie de ses savoir-faire.

Il est de la responsabilité de l’Etat Français d’avoir une vision stratégique de long terme en participant avec nos partenaires allemands et espagnols à l’indispensable recapitalisation d’Airbus. Il est urgent de revenir à un projet industriel pour Airbus.

Le Parti socialiste et Ségolène Royal demandent donc un moratoire sur les suppressions de poste et les cessions de sites, préalable indispensable à une remise à plat de la gestion de l’entreprise.

L’Etat français n’a pas joué son rôle d’actionnaire responsable ces dernières années et les gouvernements successifs depuis 5 ans ont même aggravé par leur action, les problèmes de direction et d’organisation interne de l’entreprise, dégradant en conséquence les relations avec notre partenaire allemand. L’industrie aéronautique est un enjeu majeur pour l’avenir de notre pays et pour l’Europe. Les savoir-faire et les emplois de ceux qui ont contribué à l’essor d’Airbus doivent être préservés.

Par ailleurs, la parité euro-dollar (la BCE conduisant à une parité euro-dollar fortement défavorable à Airbus, qui supporte ainsi des coûts 30% plus élevés que ses concurrents situés en zone dollar) est très défavorable à Airbus, ce qui pose une fois de plus la question de la politique de change européenne.

Jean-Marc Ayrault sur RFI s’exprime sur le dossier Airbus : « En France on attend, on dit rien, j’ai même vu que

Nicolas Sarkozy disait que ce n’était pas l’affaire des politiques de se mêler d’industrie

, s’il s’agit de gérer les entreprises, là je suis d’accord avec lui, il ne s’agit pas de gérer l’entreprise à la place de, on ne va pas revenir au système étatique, mais en même temps de se désintéresser de l’avenir de l’industrie en Europe, je pense que c’est une vraie faute, parce qu’à ce moment là c’est la délocalisation, c’est la désespérance qui s’installe, nous ne l’acceptons pas. »

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