Campagne italienne de lutte contre l’anorexie

La nouvelle campagne choc de sensibilisation aux dangers de l’anorexie est faite dans un style très direct. Il fait poser nue Isabelle Caro, jeune anorexique. Attention, image choc!

En France, le Bureau de vérification de la publicité (BVP), organe d’autorégulation de la profession, a «totalement déconseillé» aux afficheurs de placarder les photographies de Toscani.

Mais moi je trouve cette image, certes choquante et difficile à regarder, mais très positive.

On vie dans une société ou toutes les images sont belle et retouché : que ce soit les calendriers Dieux du Stade ou Aubade, la publicité pour les sous vêtement, les parfums ou même les abonnements internet ou encore les photos de président retouché pour appuyé son coté sportif, tout doit suivre des “standard”.

On nous dis (a juste titre) que l’obésité est mauvais pour la santé et que la sédentarisation provoque des sur-poids. Mais on oublie de nous dire que nous ne sommes pas égaux face à la graisse et qu’il vaut mieux accepter un léger sur-poids que de se foutre en l’air la santé morale et physique en régime, pilule et vomissement.

Il y a ce que l’on peut montrer et le reste. Souvent un journaliste ténébreux nous explique que sa rédaction a décidé de ne pas diffuser telle ou telle image car trop choquante. 10 minutes plus tard un film d’une rare violence débute sur la même chaîne…

Est-ce donc si scandaleux de voir en vrai une anorexique et normal de voir des dizaines de jeunes filles en maillot de bain se trémousser sur un salon de l’auto à Francfort ?

Que l’on ai du mal à voire ces photos est normale. Mais doit-on vivre pour autant dans un monde feutré, sans chocs, sans risques, mais terriblement virtuel ? En tant que biologiste je suis convaincue que ce sont les choc (qui ne doivent pas devenir des traumatismes) qui nous font progresser. Rien de mieux qu’une petite grippe à 40 ans pour éviter d’en mourir dès 60.

Doit on cacher les photos des rescapé d’Auschwitz ou celle des fosses communes en ex-Yougoslavie? Non, si on veut comprendre l’enjeu d’un problème on doit le voire!