Faut il boycotter les JO de pékin?

La chine, première dictature du monde, organisera pour la première fois de son histoire les jeux olympiques cette année. Ce sera une manière pour elle d’afficher son arrivé dans le petit groupe des très grandes puissance mondiale.

Mais pendant ce temps la le Tibet souffre et se soulève pour une plus grande autonomie. Alors faut il boycotter les JO pour faire pression sur la Chine?

Le Tibet lutte principalement pour préserver son identité culturelle et linguistique ainsi qu’une forme d’autonomie pour les populations locales. Le dalaï-lama est le plus haut chef spirituel du Tibet et il est devenu le chef temporel du gouvernement du Tibet depuis le XVIIe siècle jusqu’à la première moitié du XXe siècle, puis chef du gouvernement tibétain en exil encore à ce jour. Il a affirmé son impuissance à stopper ce mouvement populaire et ce dis “très, très inquiet”.

Le dalaï-lama brille

malgré tout

encore une fois de sa sagesse (ça me donne envie de me faire bouddhiste) et n’a pas fermé la porte du dialogue avec Pékin. Il a même affirmé que “la Chine, de par sa population la plus nombreuse du monde, de par sa longue histoire et sa culture, mérite les Jeux olympiques”. Ce qui ne nous empêche pas (a nous, occidentaux) d’être exigeant d’un point de vue morale avec notre hôte.

Le tibet a cependant besoin d’une indépendance culturelle et d’une démocratie forte, ce que lui refuse encore la chine. Le gouvernement chinois a d’ailleurs déclaré que le prochain dalaï Lama naîtra en Chine et sera choisi par la Chine. Alors que le dalaï Lama a lui même déclaré :

Si la situation présente du Tibet reste la même, je renaîtrais hors du Tibet, loin du contrôle des autorités chinoises. C’est logique. Le but même d’une réincarnation est de continuer le travail inachevé de l’incarnation précédente. Si donc la situation tibétaine n’est toujours pas résolue, il est logique que je renaisse en exil, pour continuer mon travail inachevé.

Les autorités chinoises doivent accepter l’ouverture d’une concertation sur l’avenir du Tibet avec les responsables tibétains et le dalaï-lama. Quand a nous, occidentaux, nous devons soutenir la parole du Dalaï-lama, jamais contesté par les tibétains.

Avant de parler d’un quelconque boycott des JO, il faudrait se montrer ferme avec la chine et lui parler de droits de l’homme et du principe de l’auto-détermination des peuples. On doit ainsi exiger l’arrêt de la violence, le respect des engagements pris en matière des droits de l’homme et l’ouverture d’une concertation sur l’avenir du Tibet.

Et pour cela notre chère président bling-bling fait preuve d’un silence surprenant de sa part. Voire même terrifiant! Lui qui nous avait promis pendant sa campagne d’en finir avec la “diplomatie du carnet de chèques”. Il a même faillis inviter la secrétaire d’état aux Droits de l’homme lors de sa visite en Chine. Mais pas de bol, elle avait piscine ce jours là…

Alors pour finir : Boycott ou pas Boycott? Je ne suis pas convaincu que le boycott soit une arme très efficace. Que ce soit économique ou politique le Boycott a souvent été très décevant, et ça reste surtout une arme de dernier ressort. Mais la Chine n’a respecté aucune des promesses qu’elle avait faites en 2001 lorsqu’elle avait été choisie pour organiser les prochains jeux. Il faut donc une position claire et ferme de la part des démocraties mondiale. C’est pour quoi de nombreuses voix se sont levé récemment pour demander un boycott de la cérémonie d’ouverture.

Reporter sans frontière en fait partie.

Appeler au boycott total des Jeux olympiques n’est pas la bonne solution. L’objectif n’est pas de priver les athlètes de la plus grande compétition sportive mondiale ni le public d’un tel spectacle. En revanche, il serait scandaleux de ne pas manifester fermement son désaccord avec la politique gouvernementale chinoise et de ne pas apporter son soutien aux milliers de victimes de ce régime autoritaire.

Je m’associe ainsi a cet appel qui me semble être une nécessité morale, pour le tibet mais aussi pour tous les Chinois qui souffrent de la répression.