Le député-maire UMP ‘Aulnay-sous-Bois touche les Assedic

le député-maire UMP 'Aulnay-sous-Bois

Gérard Gaudron, maire UMP d’Aulnay-sous-Bois (Seine-Saint-Denis) et tête de liste aux prochaines municipales, touche, malgré son élection à l’Assemblée nationale en juin 2007, une allocation chômage versée par les Assedic, rapporte “Le Canard enchaîné” dans son édition de mercredi. L’élu plaide la “négligence”, il devrait plaider la connerie!

Selon l’hebdomadaire satirique, Gérard Gaudron touche l’allocation de retour à l’emploi depuis août 2005, “après avoir travaillé comme hydrogéologue durant de longues années”. Il a continué à percevoir ses 55,79 euros par jour, soit près de 1.500 euros mensuels, après son élection en tant que député le 17 juin dernier, en violation des règlements de l’Assemblée nationale.

Car, selon “Le Canard enchaîné”, “à la différence des maires et des autres élus locaux, les députés ne peuvent bénéficier en aucun cas des allocations chômage” et en sont d’ailleurs “informés en début de mandat”.

L’hebdomadaire explique que Gérard Gaudron ne s’est pas présenté à une convocation de l’ANPE le 11 mai 2007, mais que cette absence n’a pas conduit à une radiation des listes de l’agence d’Aulnay-sous-Bois. Le 7 août 2007, le député-maire a été sanctionné d’une “exclusion temporaire” par les Assedic en raison d’une nouvelle absence à une convocation, cette fois aux Assedic.

Or, affirme “Le Canard enchaîné”, “l’exclusion est annulée” et l’allocation à nouveau versée depuis le 7 octobre, “à la demande expresse du directeur départemental du Travail et de l’Emploi”.

Contacté par “Le Canard enchaîné”, Gérard Gaudron reconnaît les faits et plaide la “négligence”. “Ce n’est pas possible, c’est ma faute, je ne sais pas quoi vous dire… j’ai été négligent”, déclare-t-il, selon des propos rapportés par l’hebdomadaire. Malgré deux courriers envoyés par l’élu “pour dire qu'(il) ne souhaitai(t) plus bénéficier des allocations” et qu’il comptait “tout rembourser” des montants perçus, la situation n’a pas évolué, explique Gérard Gaudron. AP