Nicolas Sarkozy ne veut pas que l’écologie devienne “une idéologie totalitaire”

C’est rassurant, l’espace d’une seconde j’ai crus qu’il voulait instaurer un régime dictatorial basé sur l’écologie. Ouf, l’écologie n’en fera pas parti!

Le 31 janvier dernier, Sarkozy à signé le pacte écologique de Nicolas Hulot. Dans la lettre qu’il lui a envoyé il à affirmé “qu’il adhère pleinement aux engagements du Pacte Ecologique.” Il “considère effectivement que la lutte contre le changement climatique et celle en faveur de la préservation de la biodiversité doivent être des déterminants

majeurs

de l’action publique.” Et que “l’Etat a le devoir de promouvoir avec vigueur et d’accompagner ces évolutions.”

Je ne peut que le féliciter de cette engagement. Après plus de 30 ans de vie politique, il réalise enfin l’importance de l’écologie. Mais comme on dis, mieux vaut tard que jamais, sont mea culpa est un signe encourageant de l’évolution politique.

J’ai cependant sursauté quand j’ai lu qu’il est “convaincu que nous pouvons parvenir à diviser par quatre nos émissions de gaz à effet de serre”. Ne serait-ce pas la les prémisse d’un petit dictateur écologique qui voudrait nous imposer par la force la sauvegarde de notre planète? Heureusement il m’a rassuré quelques mots plus tard en annonçant que c’était “sans pourtant renoncer au niveau de confort souhaité par nos concitoyens.”

Suis-je bête, j’avais oublié qu’il était capable de réduire la dette en abaissant de 4 point la fiscalité. Qu’est ce qui l’empêcherait de diviser par quatre les productions de gaz a effet de serre?

Mais il y à mieux… Quand j’ai lu qu’ “Il faut rapidement dépasser le Protocole de Kyoto. Et si la liberté des échanges est un progrès, elle doit intégrer les enjeux environnementaux et sociaux.” J’ai bondis de mon siège pour crier au communisme. Mais de quel droit pourrions “fausser” une libre concurrence si bénéfique pour notre économie? Heureusement que “Nous ne pourrons relever ce défi sans les Etats-Unis et les puissances émergentes que sont la Chine, le Brésil et l’Inde.” Il n’y a donc aucun risque, pas de totalitarisme communiste et écologique à craindre de ce coté là.

Je passe sur l’agriculture qui doit aller “vers une agriculture raisonnée renforcée, vers l’intégration de techniques de l’agriculture biologique, vers un approvisionnement de proximité, mais également vers une agriculture labellisée.” Mais heureusement “c’est ce qu’il a entrepris dans ses responsabilités de ministre et de président de conseil général.” Donc rien à craindre, ça n’ira pas loin…

Je passe aussi sur l’urbanisme, l’énergie, la fiscalité (oui oui, vous savez les impôts), la biodiversité et les transports.

En signant le pacte écologique

, en plus de ce faire une pub gratuite, Sarkozy

s’est engagé

à “faire de l’impératif écologique une priorité nationale” et de “placer l’écologie au coeur de son programme”. Pour cela, il à signé un grand nombres de mesure concrète comme donner la priorité au rail, taxer les véhicules les plus polluants ou produire exclusivement des biens ou des déchets recyclables, réutilisables, réparables, valorisables ou biodégradables. La porte ouverte à toutes les tyrannie écologique imaginable.

Mais heureusement, hier à Bordeaux (la ville d’Alain Juppé), Sarkozy nous à rassuré. L’écologie ne serra pas “une idéologie totalitaire”. Pour cela il à démontré sa politique de rupture accompagné de deux anciens premiers ministres (Alain Juppé et Jean-Pierre Raffarin), cinq ministres (Michèle Alliot-Marie, Jean-François Copé, Dominique Perben, Dominique Bussereau, Brice Hortefeux) et deux anciens ministres (Eric Woerth et Xavier Darcos). L’écologie ne serra plus (à l’opposé des dernières années) “une idéologie totalitaire”.

Le ministre, président de l’UMP et candidat a donc lancé une mise en garde contre la tentation de passer d’un excès à l’autre. “Hier, l’homme avançait sans réfléchir (…) causant des dégâts à jamais irréparables. Aujourd’hui, le même homme n’ose plus bouger, lesté par les remords, la culpabilité et le principe de précaution”, a-t-il déclaré. “Hier, on faisait trop. Aujourd’hui, on a la tentation de ne plus rien faire.” Au moins c’est sûr, me voila rassuré, on ne risque pas de faire d’excès en la matière avec Sarkozy aux commandes…