Travailler pour vivre ou vivre pour travailler?

La vie professionnelle est aujourd’hui au coeur de toutes les préoccupation. Il faut avoir un bon métier et il faut souvent être le meilleur dans son métier.

Le slogan de Sarkozy est très évocateur : “Travailler plus pour gagner plus”. Mais gagner plus de quoi?

De tout temps l’homme a essayer de se mettre à l’abri. Au début c’était des bètes féroce puis des aléas climatique, des invasions, des pénuries alimentaire, des maladies, etc. Aujourd’hui un grand nombre de ces dangers étant écarté (pour nos société occidentale en tout cas) il ne nous reste plus grand chose pour nous mettre à l’abri. Alors on accumule. On accumule les biens (“ça c’est mon 4×4, pour quand je vais à la montagne”), les services (“ta vu, j’ai un nouveau bouquet satellite : 238 chaines”) et évidement l’argent.

Nos sociétés moderne en ont même fait un modèle sur lequel s’érige toute une idéologie de développement économique basé sur la concurrence des entreprises entre elles. Seul les meilleurs doivent continuer.

Toujours plus de confort, toujours plus de modernité technique au service du bien-être et des loisirs, telles sont les attentes principales des citoyens modernes, ces “consovoteurs” abonnés aux infos mass-médiatiques, aux divertissements grands spectacles, et au voyeurisme télévisuel…

L’homme est une espèce atypique. Nous sommes 6 milliards alors qu’on devrait être, pour espèce de taille comparable, 10 à 100 000 individus tout au plus. Nous consommons depuis des décennies les ressources de plusieurs planètes sans en avoir vraiment besoins. Nous pourrions nous assurer une autonomie alimentaire en travaillant seulement quelques minutes par jours. Alors pourquoi accumuler le reste?

Il aurait été montré (désolé, j’ai pas Internet à domicile alors je peut pas vérifier. Néanmoins les chiffres me paraissent crédible) qu’un américain dans les années 70 consacrait en moyenne 1600 heures par an pour sa voiture (en prenant en compte le temps moyen passé à travailler pour acquérir une automobile et faire face aux frais qui y sont liés et non seulement le temps passé à conduire celle-ci) et ne parcourait que 10000 kilomètres durant l’année. Soit 6km/h de moyenne. Comparez au prix du bus (ou même du stop…)!

La propositions que Sarkozy nous a fait est “travailler plus pour gagner plus”. Ségolène à répondu par “travailler tous pour gagner plus”. Evidement ça me touche plus. Mais gagner plus de quoi?