Vers le don d’organe automatique?

Une chaine de télévision publique néerlandaise a diffusé dans la soirée du 1er juin, une emission de télé réalité particulièrement horrible. Un spectacle retentissant centré sur la pratique du don et de la greffe des organes humains. La chaine annonçait qu’une femme, âgée de 37 ans et atteinte d’une tumeur cérébrale incurable, allait, conseillée en direct par les téléspectateurs, offrir l’un de ses reins à l’un des trois malades participant à l’émission.

Quelques minutes avant la fin de l’émission, on apprenait la vérité. La donneuse était une actrice en parfaite santé et les trois personnes étaient des malades traités par hémodialyse. Pourquoi ? Pour les créateurs de ce jeu-spectacle, il s’agissait, outre les bénéfices publicitaires réalisés à cette occasion, d’attirer l’attention de l’opinion publique sur la pénurie des organes transplantables et de mobiliser les donneurs potentiels.

Existant une pénurie très forte d’organe à transplanté (nottament à cause de la baisse de la mortalité sur la route) de nombreux malades meurent chaque années sur les listes de transplantation. Ca entraine une augmentation du “tourisme de transplantation“, des gens qui se rendent en chine ou en Inde et qui rénumère des donneurs volontaire. Il existe aussi un énorme trafic d’organes sur les condamné à mort chinois.

Le prélévement d’organe sur des individus vivant (réservé au cercle familliale pour éviter les trafic en France) est très rare. Et seul les mort cliniques (mort irréversible du cerveau mais le coeur continue de battre) permetent de trouver ces organes.

Or, faute d’assurance quant aux volontés exprimées, de son vivant, par la personne en situation de mort cérébrale, les soignants doivent obtenir le consentement de ses proches, ce qui réduit le nombre de greffons disponibles. Beaucoup de famille, dans le choc de la disparition, refuse le prélevement d’organe, de peur d’offenser le mort.

La Commission européenne a ainsi proposé, le 30 mai dernier, la création d’une carte de donneur d’organes qui permettrait à chacun de s’exprimer à temps sur un tel sujet. Mais à l’heure de la révolution internet (d’ailleur c’était déjà hier ça) il apparaît dépassé un tel système.

Oui à la création d’un fichier européen.

Qui ne regroupe pas les noms des donneurs volontaire mais celui de ceux qui refusent le don. Le don serait ainsi automatique et seul un refus volontaire (une inscription sur Internet ou dans une Caisse d’assurance maladie de n’importe quel pays européen par exemple) qui serait annulable à tout moment empècherais l’équipe médicale de pratiquer la transplantation.