Vers une crise étudiante?

Alors que Sarkozy distribue du pouvoir d’achat à tour de bras (+140% pour lui même, 15 milliards pour les plus riche) il n’y a rien eu de positif pour les étudiants depuis le gouvernement Jospin.

La loi sur l’autonomie des universités mais aussi les menaces qui pèsent sur l’avenir du service public d’enseignement supérieur et globalement sur la recherche en France sont des sujets qui inquiète beaucoup les étudiants.

Dans ce contexte la grogne gagne de plus en plus d’universités et aujourd’hui plus de 30 d’entre elle sont mobilisées. Le gouvernement porte une responsabilité importante dans la situation actuelle, puisque malgré les demandes répétées de l’UNEF, il a refusé depuis la rentrée de prendre en considération les attentes des étudiants, préférant jouer le pourrissement de la situation. Comme à l’époque du CPE, le gouvernement minimise l’ampleur de la grogne…

Le président espèrent ainsi jouer de son élection récente pour pouvoir imposer ses réformes hautement idéologique d’élitisme et de reproduction sociale. Les forces de l’ordre sont même intervenues à la faculté de lettres de Nantes et à Paris-Tolbiac dans la nuit de mercredi à jeudi pour évacuer des universités bloquées par des étudiants en grève.

Même si je ne suis pas convaincu qu’une grève dure soit profitable pour les étudiants, je trouve absolument scandaleux de répondre à la jeunesse de son pays par l’envoi de la police. Honte sur vous Monsieur le Président!

Dans le soucis de montrer à l’opinion public une forme de compassion, un amendement pour demander une augmentation des crédits attribués au logement étudiant dans le projet de loi de finances 2008 semble se confirmer. Au lieu des 5,7 millions prévus, M. Anciaux (député UMP) plaidera pour une enveloppe de 11 millions. Nous sommes encore très très loin de ce qui est nécessaire pour limiter le travail étudiant subis, les frais d’inscription titanesque dans certaines fac ou école de commerce, etc.

Notre chère président doit absolument organiser des modifications conséquentes de la loi sur l’autonomie des universités, afin de pallier aux reculs démocratiques, à la précarisation des personnels, ainsi qu’au désengagement politique et financier qu’elle comporte. Il doit aussi se donner les moyens de la réussite en investissant massivement dans toutes les questions étudiantes (bourse, logement, frais de scolarités, encadrement, etc.). Ce qui ne semble pas à l’ordre du jour.

Pour Montpellier II il y a eu le vote du “principe d’une grève” dans une AG d’environ 250 à 300 étudiants.