Vive le plombier polonais

Publié le : 01 décembre 20203 mins de lecture

Nicolas Sarkozy devrait annoncer, mercredi, à l’occasion d’un voyage officiel à Varsovie, l’ouverture totale des frontières françaises aux travailleurs des pays d’Europe de l’Est dès le second semestre 2008, et ce, sans attendre la fin de la période transitoire, le 1er mai 2011. Enfin une bonne mesure qui met fin à la honteuse politique des quotas, du moins pour l’Europe!

Le geste du Président de la République est sans risque : le déferlement redouté n’a pas eu lieu dans les États de la vieille Europe qui ont ouvert leurs frontières sans attendre. Pas d’immigration massive d’européen de l’est en Angleterre, Irlande, etc.

Ce n’est pas vraiment une surprise : lorsque l’Espagne et le Portugal ont adhéré à l’Union, une longue période transitoire avait aussi été prévue…et finalement abandonnée en cours de chemin. Car, personne n’a envie de quitter son pays sauf nécessité : or les nouveaux États membres les plus pauvres connaissent tous un boom économique grâce a l’ouverture des frontières et à l’aide économique Européenne, ce qui offre suffisamment d’opportunités sur place.

L’Élysée a dû prendre connaissance de la situation en Grande-Bretagne : alors que plus d’un million de ressortissants des pays de l’Est se sont installés outre-Manche depuis 2004, la moitié a déjà regagné son pays d’origine. Autant de croissance supplémentaire pour eux!

L’ouverture des frontières a donc plus fonctionné comme un tourniquet qu’une vanne. Autrement dit, les Européens n’émigrent que rarement, mais viennent pour travailler un temps, gagner de l’argent, apprendre une langue, avant de repartir chez eux. Ça conforte l’idée de limiter au maximum la fermeture des frontières : faute d’avoir la possibilité d’aller et de venir, les immigrants des pays tiers s’installent définitivement en Europe, ce qui pose de véritables problèmes d’intégration.

On devrait par exemple accorder un visa permanent à tous les étudiants étrangers qui pourraient ainsi tenter leurs chances chez eux sans crainte de ne pouvoir revenir au lieu, pour une partie d’entre eux, de chercher à tout prix à rester dans le pays d’accueil.

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